La gastro est la hantise de tous les parents : le spectre de la déshydratation s'agite devant nos yeux et la peur de ne plus pouvoir nourrir notre enfant nous serre le ventre.
Lundi, Malou vomit et a la diarrhée, nous, les parents, nous avons des sueurs froides. Premier stage de quelques heures aux urgences.
Mardi, Malou vomit et a la diarrhée, malgré les bons conseils (?!) des pédiatres (?!). Retour aux urgences. Malou est perfusée et nous y passons la nuit, toutes les deux, pendant que Papa assure l'intendance et assure tout court.
Une nuit dans un hôpital, alors que ce n'était pa prévu, c'est angoissant... surtout quand c'est son enfant qui est concerné.
Malourène a appris à dire qu'elle avait mal, qu'elle voulait qu'on la laisse tranquille, que c'est pas bon. Mais, elle a aussi eu la confirmation que nous, ces parents, étions toujours là et qu'elle pouvait se reposer entièrement sur nous. Un mot, un regard, une caresse suffisaient pour la rassurer. Elle a aussi appris à dire "câlin, maman" - "câlin, papa" - "câlin, doudou" (et pourtant, il pue, Doudou).
Mercredi, réveil encore difficile, premier aliment gardé depuis deux jours, des médicaments donnés de force à la seringue... mais aussi, un beau rayon de soleil quand Basket et Jules sont arrivés avec leurs chansons et leur gros nez rouge.
Et puis, retour à la maison... Une Malou qui court (à 4 pattes) de pièce en pièce en rigolant... ça aussi, Malou a appris à le dire : "ma maison".