Chez Papy et Mamy
La visite d'Alexis
A la vue de son cousin Alexis, Malourène a explosé de rire et de joie. Or, quand elle est très contente, elle a une fâcheuse tendance à agiter les bras dans tous les sens, façon chef d'orchestre. Autant dire qu'Alexis s'est déjà pris quelques marrons et a eu droit aux doigts de Malou dans son nez !
Bref, ça commence tôt...
Edition spéciale
Une troisième dent est apparue en bas à droite des deux premières, peut-être une quatrième. Mais que font celles du haut ?!
Premier contact, première nuit
L'accouchement d'Aurélie et la naissance d'Alexis me ramènent aux premiers jours de ma maternité. Si les débuts ont été difficiles, ce sont de beaux souvenirs qui me reviennent, le premier regard de Malourène, notre première nuit.
Une fois né, le bébé a à peine poussé un cri. Il a jeté autour de lui un regard curieux, avide de connaître, de tout voir.
"C'est une fille !" Quelle joie ! "C'est Malourène !" J'ai tendu les bras pour la saisir et la coller contre moi. Je l'ai appelée par son prénom et elle a levé les yeux... premier contact, premier échange, intense et violent.
Alors qu'elle me dévorait des yeux, je me disais "Mon dieu, mais je ne la connais pas." Mais elle, elle semblait comprendre qu'on aurait tout le temps de faire connaissance. Puis le père a coupé le cordon et nous a embrassées. Nous étions trois, désormais.
Le moment de la première mise au sein est arrivé. Je l'avais imaginé d'une grande spontanéité, mais ce fut laborieux et très technique. Le plaisir est venu plus tard quand nous nous sommes retrouvées seules et que nous avons dû nous débrouiller.
Une fois dans la chambre, un grand sentiment de solitude s'est emparé de moi. J'étais seule face à ce berceau transparent, avec cet enfant, le mien, qui avait les yeux grand ouverts et qui semblait déjà analyser tout ce qui était à sa petite portée.
Solitude, mais aussi excitation et désir de bien faire ; peur qu'elle ne pleure, mais envie qu'elle se manifeste. Nous avons passé la nuit à nous observer, nous apprivoiser. C'était un long apprentissage qui commençait.
Alexis à la maternité
Bienvenue à...
... mon neveu Alexis !
Il est né ce matin à 1h38. Il mesure 50 cm et pèse 2,930 kg. Il a une petite tête de souris et a déjà échangé un regard intensément complice avec sa tante.
Aurélie se porte bien et a plutôt bonne mine...
... ce qui est énervant, étant donné la tête que j'avais au lendemain de mon accouchement !
Un après-midi au jardin
Dix mois...
Aujourd'hui, cela fait 10 mois que j'ai donné naissance à Malourène. Le 24 juillet 2006... jour inoubliable : le plus dur et le plus beau, le plus étrange et le plus merveilleux, le plus bouleversant et le plus paniquant.
Difficile d'évoquer cette journée en quelques mots, difficile de décrire de quoi on accouche. Car une minute avant, on est une femme enceinte.
Or, la grossesse est une parenthèse. Avec son gros ventre, la femme enceinte est reine. Elle trône. Dans les transports (mais pas toujours), au travail, chez des amis, dans un repas de famille, elle est le centre ; centre d'intérêt, centre d'attention, centre du cercle formé autour d'elle, centre du monde. Du moins, c'est ce qu'elle ressent, sereinement.
Elle se sent à part, différente des autres, investie d'une mission incroyable qui l'éloigne des autres femmes. Bref, elle se sent mère avant de l'être.
Puis soudain, tout bascule. En quelques minutes, le centre se déplace. Agrippée aux poignées de la table, alors qu'elle pousse de toutes ses forces, elle prend conscience avec horreur de ce qui lui arrive. c'est un éclair de lucidité qui illumine le futur sombre. Puis la raison reprend le dessus : c'est un merveilleux moment, un heureux événement, c'est l'arrivée de l'enfant...
Aurélie, je te dédie le premier message de mon blog.





























